Rencontre et dédicace Espace Culturel de Saint-Jean-du-Falga

Revenir là où tout a commencé n’est jamais anodin. C’est un mouvement intérieur, presque une nécessité, comme si le temps lui-même nous rappelait à l’ordre. Aujourd’hui, c’est avec une émotion profonde que je retrouve ma région natale pour y présenter ce roman qui, d’une certaine manière, y a toujours appartenu.

La montagne ariégeoise n’est pas seulement un décor. Elle est une présence. Elle façonne les regards, les silences, les trajectoires. Et dans le Couserans, plus qu’ailleurs peut-être, elle imprime en chacun une empreinte durable. C’est une terre qui ne se quitte jamais vraiment — elle reste là, en arrière-plan, fidèle, exigeante, inspirante.

Ce livre est né de cela. De ces paysages puissants, de ces souvenirs persistants, de cette sensation d’appartenir à quelque chose de plus vaste que soi. Chaque page porte un peu de ces vallées, de ces chemins, de ces visages croisés autrefois.

Le samedi 30 mai, à l’Espace Culturel de Saint-Jean-du-Falga, cette histoire reviendra à la source. Présenter ce roman ici n’est pas un hasard : c’est une manière de le rendre à la terre qui l’a vu naître.

Revenir ici, c’est aussi nourrir un espoir simple et tenace : celui de croiser, au détour d’une rue ou d’un regard, des visages connus. Des copains d’enfance, des fragments de vie partagée, plus de cinquante ans en arrière… Le temps a passé, bien sûr. Mais la mémoire, elle, n’a rien effacé.

Et puis, il y a ceux qui incarnent l’âme de ce récit : les gendarmes du coin. Figures discrètes mais essentielles, ils ont inspiré les héros de ce roman. Les retrouver — ou simplement retrouver leur trace — donnerait à cette aventure une résonance particulière, presque un retour aux sources complet.

Ce rendez-vous est une invitation. À la rencontre, aux souvenirs, aux échanges. Et peut-être, entre deux dédicaces, entre deux regards échangés, sentir à nouveau que certaines histoires ne s’écrivent jamais loin de leurs racines.

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